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 Gabrielle Leminosios

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Profession : Juge


MessageSujet: Gabrielle Leminosios   Ven 30 Oct - 2:17


Gabrielle Amanda Leminosios
feat. Alexandra Daddario


Gabrielle Amanda Leminosios
Gaby
26 ans
2 septembre 612
Juge
Son mari, sa fille
Know It
compréhensive - compatissante - curieuse - déterminée - digne de confiance - juste
capricieuse - compliquée - conventionnelle - docile - excessive




il faut prêter attention aux détails
« qui est ton personnage »
Quel est son avis sur le système de communauté actuel ? :

Je ne sais pas quoi penser. Je suis un peu perdue, je l'avoue clairement, je ne sais plus sur quoi me baser. J'ai envie de croire encore dans ce système dont je suis un rouage essentiel. D'un autre côté, je me dis qu'un peu de changement, pas trop non plus ne pourrait pas faire de mal, mais je ne sais pas, je crois que j'ai envie de rester dans mon petit confort personnel, celui que j'ai tout le temps connu que ce soit avec mes parents et mon frère, ou bien maintenant que j'ai ma propre cellule familiale. C'est difficile de faire un choix, pour le moment, je le repousse, je suis indécise, mais je ne sais pas combien de temps je le resterais encore.  

Quels sont les souvenirs qui lui sont apparus ? :

Le premier souvenir a été simplement merveilleux, si beau qu'en y repensant parfois j'en ai encore des frissons, mais ce levé de soleil était simplement merveilleux, si beau que j'aimerais en voir un pour de vrai, mais ce n'est pas possible pour le moment. Mais si le premier souvenir a été magnifique, le second qui m'est apparu est moins coloré, plus terne, c'était une femme en train de se faire battre par ce qui semblait être son mari qui avait trop bu puisqu'il avait un verre à la main. Je me dis que notre monde n'est peut être pas le plus beau, mais qu'il est peut être le plus équitable finalement. Pourtant, pourquoi est ce que l'on nous prive d'une si belle chose qu'un rayon de soleil ? Pourquoi est ce que l'on nous prive de ce soleil, de sa couleur si particulière ? Ce sont des choses que je ne comprends pas pour le moment, mais si cela a été fait ainsi c'est sans doute pour une bonne raison, n'est ce pas ?

Quelques anecdotes :

1 - Elle a échangé son premier baiser avec son voisin alors qu'elle n'avait que 6 ans. Bien entendu, elle s'est fait reprendre pour cela, parce qu'elle n'avait pas le droit de toucher quelqu'un qui n'était pas de sa cellule familiale.
2 - Elle a eu du mal à se faire à son premier soutien-gorge, surtout qu'elle a été formée très vite du coup, elle a du rapidement en changer.
3 - Elle louche légèrement, mais personne ne lui a jamais fait la remarque.





Derrière l'écran
« et toi, qui es-tu ? »
Ton prénom/pseudo : Sylvain/Sammix ♦️ Ton âge : 27 printemps♦️ Comment tu es arrivé ici ? C'est la petite souris qui me l'a dit What a Face  ♦️ Un petit mot ? Longue vie au forum  






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Profession : Juge


MessageSujet: Re: Gabrielle Leminosios   Ven 30 Oct - 2:18





C'est un juge qui n'était pas un avocat au guacamole
« Elle steak haché derrière des frittes  »






Mon histoire n'est pas guère différente de celle des autres, vous allez le voir, il n'y a que depuis peu de temps que les doutes se sont emparés de moi, depuis que la barrière est tombée à vrai dire, avant cela, je menais une vie normale, réglée comme une horloge, comme du papier à musique, mais l'horloge a pris un peu de retard depuis, le papier à musique c'est un peu froissée, rien de bien grave, mais pour la juge que je suis, cela pourrait m'être préjudiciable si je ne fais pas plus attention que cela. Mais avant d'en arriver là, je vais vous raconter de qu'il y a à savoir sur Gaby.

Je suis née, il y a de cela 26 ans, un certain 2 septembre 612. Et oui, j'ai déjà 26 ans, le temps passe si vite, mais bon, depuis quelques temps, tout devient fou dans la communauté. J'ai donc grandit dans une cellule familiale classique, avec mes parents et mon frère, âgé de deux ans de plus que moi. On s'apprécie grandement, on a rapidement noué une relation soeur/frère très forte, et ceci de façon totalement naturel. Mes parents nous aimaient grandement aussi, il y avait vraiment de l'amour dans notre foyer, beaucoup d'amour, mais quand quelque chose n'allait pas, il y avait les mots pour le dire même si cela restait quand même rare, nous sommes des enfants, les enfants font parfois des bêtises vous savez. Je me souviens encore parfaitement de ce baiser bien innocent que j'avais échangé avec notre voisin. Je ne voyais rien de mal à cela sauf que nous nous sommes fait surprendre par nos parents. Il est bien entendu interdit de toucher de cette façon quelqu'un qui n'est pas de notre cellule familiale. Je devais avouer que je ne voyais pas le mal à l'époque mais quand j'y repense, cela me fait sourire, parce que finalement, c'est un peu bête d'agir de la sorte, n'est ce pas ? J'ai grandi comme toutes les filles de mon âge. J'ai beaucoup aimé les cadeaux que j'ai pu recevoir à chaque cérémonie de fin d'année. J'ai particulièrement aimé le livre que j'ai reçu me parlant de justice notamment, une vraie leçon de vie, je crois que c'est ce livre qui m'a définitivement conditionné pour devenir celle que je suis aujourd'hui. Naturellement, j'avais développé de belles qualités, on disait souvent de moi que j'étais quelqu'un de compréhensif, de compatissant et de juste. Si une personne avait besoin de quelques choses, je me dévouais parfois avec l'assistance de mes parents bien entendu. Enfin, ça s'était jusqu'à mes onze ans. A partir de ce moment là, j'ai compris que j'allais pouvoir entrer dans le monde des grands puisque je n'étais plus obligée d'être accompagnée par mes parents pour me balader à travers la communauté. Bien entendu, je le faisais le soir venu, avant le couvre-feu. Puis, mes 12 ans arrivèrent. La cérémonie de la répartition arriva alors. Je m'étais dis que je pourrais peut être devenir juge, sans trop y croire. Je me disais que peut être je finirais nurse ou quelques choses dans ce genre là comme mère porteuse même si je ne l'espérais pas. J'avais de grandes ambitions, parce que je pensais que je le méritais et ma surprise fut grande quand on m'annonça que j'allais effectivement pouvoir devenir juge de la communauté. C'était merveilleux, surtout que j'étais en train de devenir une belle jeune fille. Je ne sais pas si c'est mon corps qui a vraiment réagit à cette annonce, mais je me suis rapidement épanouie. J'ai fait comme une poussée de croissance, mes atouts féminins prenants une proportion bien plus importantes. Mais ce n'était qu'un détail, un peu gênant parfois. J'ai donc fait ma formation, j'ai appris de nombreuses règles, de très nombreuses règles si bien que mon cerveau bouillonnait d'informations. Je ne pensais pas qu'il fallait savoir tant de règles, de lois mais je ne rechignais pas à la tâche me rappelant le livre que j'avais reçu à mes huit ans. Je devenais ainsi un juge à part entière une fois ma formation terminée. Je remplaçais donc un des juges historique qui était souffrant, et qui ne pouvait donc plus assumé son rôle. Il finirait ces jours tranquillement dans le quartier des anciens.

Tout se passa bien, jusqu'à l'an 627. Je n'étais pas encore très âgée, je n'avais que 15 ans à l'époque, mais mon rôle de juge me tenait très à coeur, j'avais vraiment envie que la communauté aille dans le bon sens. On disait de moi que j'étais la juge la plus juste et compatissante de ma génération. L'élargissement se faisait rare entre mes mains, mais il existait. Je tentais de trouver les bons mots pour faire raisonner les personnes qui passaient devant moi, je ne voulais pas les humilier, je voulais leur faire comprendre qu'il ne fallait pas mal agir, voilà tout. Mais en cette année là, le dépositaire de la mémoire fit une chose qui me paraissait insensée à l'époque. Il prit la fuite endommageant la barrière, laissant revenir à moi un souvenir merveilleux et plein de couleur : un levé de soleil en bord de mer. Ces couleurs jaune, rose et orange étaient merveilleuses. Je ne remettais pourtant pas en cause la communauté, je me disais que peut être, il y avait plus de couleurs que ces nuances de noir, de gris et de blanc. Mais je restais avant tout focalisée sur mon rôle de juge dans la communauté même si je me doutais qu'il se passait des choses que je ne soupçonnais pas complètement. Je décidais donc à 18 ans de fonder ma propre cellule familiale, ce que j'ai fait en faisant une demande officielle qui m'a été accordée. J'ai trouvé un mari aimant, à mon écoute, bon pour mon équilibre. Puis nous avons décidé d'avoir une fille, deux ans plus tard. Ce n'est qu'en 634 que mon questionnement interne se fit plus important avec la destruction de la barrière et l'élargissement de ceux qui avait commis ce crime. Ils sont passés devant moi, impassible, mais en vérité, je ne savais pas qu'ils étaient à l'origine de la chute de la barrière. Ce n'est que plus tard que je le su par un malheureux concours de circonstances. Je me posais donc de plus en plus de questions. Je continue à faire mon travail mais je suis de plus en plus tiraillée. Mon rôle m'impose d'être rigide, inflexible, ce que je continue d'être mais intérieurement, c'est plus compliqué, surtout depuis que j'ai eu un deuxième souvenir qui m'est apparu. J'essaye donc de faire tant bien que mal, avec mon mari et ma fille âgée aujourd'hui de 6 ans.



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