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 "When I first met you"

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Profession : Mère porteuse


MessageSujet: "When I first met you"   Ven 13 Nov - 19:14

Le vent soufflait légèrement aujourd'hui sur Alavus. La journée n'allait pas tarder à s'achever lorsque je sortis dans le quartier résidentiel, pour la première fois de la journée. Une mèche s'échappa de mon chignon pour venir se coller contre ma joue, je la replaçais derrière mon oreille et resserrais mon manteau afin de protéger mon ventre. Je partis dans la direction de la salle des registres publiques, afin d'aller chercher Caleb à la sortie de son travail. Il devait m'emmener passer une nouvelle échographie, mon gynécologue ayant insisté pour m’ausculter à nouveau, soucieux de ma grossesse qui se rapprochait du terme. D'après mon médecin il ne s'agissait que de simples précautions, rien d'alarmant, mais je voyais bien son air soucieux après chaque consultation.
Plus les jours passaient et plus je sentais l'angoisse m'envahir, n'ayant aucune idée d'à quoi m'attendre. D'autant plus que je savais que cette grossesse ne serait pas la seule, et que je devrais vivre cela encore à plusieurs reprises.
Je poussais la porte de la salle des registres dix minutes avant la fin du service de Caleb. Je m'assis donc dans la salle d'attente pour l'attendre.
Mon regard se fixa sur l'un des écrans qui diffusait un spot pour la prochaine cérémonie de répartition. Des enfants paraissaient fous de joie en recevant leur vélo, de nouveaux jeunes adultes souriaient d'un air béat en apprenant leur métier.
En voyant ces visages heureux je ne pus me retenir de penser que je n'avais pas ressenti cette joie-ci, en apprenant que j'étais dès à présent une mère porteuse. J'avais prié de toutes mes forces de me voir attribuer le métier de pilote. Mais cela n'a pas été le cas.
Je me surpris alors à caresser mon ventre, rond de sept mois. Au même instant l'écran diffusa une cellule familiale accueillant un enfant, et les montrait complètement épanoui. L'enfant que je portais, qui était une petite fille, serait probablement à la place du bébé du spot d'ici la prochaine cérémonie, si elle réussissait son test de maturité bien évidemment.
La vidéo se termina, avant de recommencer. Je détournais les yeux, et regardais à travers la baie vitrée la vue que j'avais sur Alavus. Des enfants passaient en vitesse sur leur vélo, d'autres tenaient la main de leur parents. Les gens commençaient progressivement à rentrer chez eux, certains parlaient avec entrain, la vie se déroulait paisiblement.
Je me levais, afin d'aller attendre Caleb qui n'allait plus tarder dans le hall, lorsqu'une douleur au niveau du ventre me crispa. Je fus forcée de me rattraper à la chaise, retenant un cri. Je sentis les larmes me monter aux yeux dues à la douleur. La douleur était vive, m'empêchant de me relever, je sus tout de suite que quelque chose n'allait pas avec mon bébé.
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MessageSujet: Re: "When I first met you"   Sam 14 Nov - 18:54


When I first met you
Théodora & Ora
Ora griffonnait deux trois mots sur une feuille, passait à l’autre. Elle n’avait pas arrêté de la journée. Elle était encore penchée sur sa pile de feuille. Lorsqu’ils n’aidaient pas des citoyens à consulter leurs archives, les secrétaires se devaient aussi de remplir des rapports pour rapporter aux Sages les dossiers qui avaient été consultés et par qui. Ils se devaient aussi d’envoyer des informations demandées par le conseil, pour la répartition notamment. Ora n’avait jamais vraiment compris à quoi servait tous ces papiers mais elle ne demandait rien : elle faisait son travail voilà tout. « Ora » La voix la fit sursauter et son crayon dérapa, laissant un tracé irrégulier et involontaire sur la feuille de papier. « Je ne voulais pas te faire peur, mais il est l’heure. » L’heure ? Elle releva le bout de son nez sur la grande horloge fixée au mur droit devant elle. En effet, le bureau allait fermer. Elle tourna la tête, presque tous ses collègues étaient déjà dans la salle d’à côté en train de récupérer leurs affaires. Seuls deux ou trois finissaient de remplir leurs rapports. Elle gratifia son collègue d’un sourire, heureusement qu’il l’avait sortie de sa rêverie, elle aurait pu rester là encore longtemps. Elle prit donc ses affaires et sa pile de dossier qu’elle cala sous son bras. Elle irait tout de suite les amener au Comité des Sages sans perdre de temps, ce serait chose faite.

Elle avait l’allure avec son manteau posé simplement sur ses épaules, son sac dans une main et les papiers dans l’autre. Chargée comme un bœuf – elle n’avait jamais compris cette expression et ignorait ce qu’elle voulait vraiment dire – elle passa dans le hall afin de rejoindre la sortie du bâtiment. Elle s’étonna de voir une jeune femme attendant là. Elle l’avait déjà croisée mais ignorait tout d’elle. Elle connaissait peut-être quelqu’un qui travaillait ici. Elle passa devant elle sans faire plus attention mais alors qu’elle poussait la porte battante avec son pied –ses bras étant trop remplis- elle entendit un léger fracas. Elle se retourna à la volée, étonnée. Ses papiers tombèrent et vinrent se déverser par terre. « Flûte » Elle vit alors la jeune femme, agrippée à la chaise. Elle ne semblait pas en forme. Ora abandonna alors ses papiers, posa son sac et courut en direction de la jeune fille. Se plaçant devant elle, se retenant bien de la toucher, elle la regarda avec attention. « Tout va bien ? » Elle regarda par la vitre, voir si personne ne passait. Ora n’avait absolument aucune compétence en médecine et de toute évidence, voyant le ventre rond de la demoiselle, elle devait être mère porteuse. Une secrétaire ne pouvait l’aider en rien, mais elle ne voyait personne aux alentours à qui elle aurait pu demander de l’aide et ses collègues n’avaient sans doute pas plus de notions en médecine qu’elle. « Je peux faire quelque chose ? Je peux appeler le centre de soin si vous voulez. » Ora ne savait pas quoi faire, elle pensa alors à ce sentiment, la panique. On lui avait expliqué que la panique pouvait être ressentie lorsqu’une situation était délicate, qu’elle nous dépassait et qu’on ne savait pas la gérer. C’était exactement la situation actuelle, Ora paniquait. « Vous devriez vous asseoir ». Malgré la situation, elle s'efforça de garder calme et sérénité, tout allait bien se passer. Chaque problème avait sa solution.

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Profession : Mère porteuse


MessageSujet: "Open your eyes"   Dim 15 Nov - 19:07

« Tout va bien ? »
Je levais la tête du mieux que je pus, et distinguais une jeune femme qui me dévisageait. Je la vis en train de chercher de l'aide autour de nous, ne sachant quoi faire. J'avais du mal à parler, n'arrivant pas à reprendre assez de souffle pour prononcer quelques paroles. « Je peux faire quelque chose ? Je peux appeler le centre de soin si vous voulez. » Je hochais la tête et remarquais que la jeune femme paniquait totalement. « Vous devriez vous asseoir ». C'est ce que je fis, en m'aidant du mur voisin. J'essayais de me calmer afin de récupérer une respiration régulière et qui me permettrait de parler. Je ne savais pas ce qu'il se passait j'avais l'impression que mon bébé se tordait à l'intérieur de moi, cette sensation était indescriptible et insupportable. Après plusieurs tentatives je finis par prononcer d'une voix tremblante « Mon mari … Caleb ... ». Peut être le connaissait-elle. Je commençais alors à m'imaginer le pire, mon bébé en train de mourir, les médecins m'annonçant que j'avais échoué à ma grossesse et que je devais donc être élargie vers l'Ailleurs. Mes mains se mirent à trembler, je ne savais pas si cela était du à la douleur ou au stress, mais tout devint rapidement flou.

La petite fille descendait les escaliers en courant, riant aux éclats. Elle sortit par la porte d'entrée, déjà ouverte. Son vélo était rangé devant sa maison, elle s'en empara rapidement et l'enfourcha dans la foulée. La fillette gagna rapidement de la vitesse, appréciant la sensation du vent fouettant son visage. Elle lâcha l'un des bras du guidon, et le leva en l'air. L'autre bras ne tarda pas à suivre, et la fillette profita de ces quelques secondes qui lui donnaient l'impression de voler. Mais rapidement, le guidon perdit sa trajectoire, et le vélo finit par se renverser. En voyant ses genoux et ses coudes saigner, la fillette sentit les larmes lui monter instantanément aux yeux. Au même moment, un bruit assourdissant lui fit lever les yeux au ciel. Les pilotes survolaient Alavus avec leurs avions. La petite fille était émerveillée, elle ne les quitta pas des yeux jusqu'à ne plus pouvoir les voir. Ces avions semblaient si puissant, ils dominaient le monde, rien ne pouvait les atteindre. Son regard se reporta alors sur ses genoux ensanglantés. Ce n'était pas en se lamentant qu'elle obtiendrait ce qu'elle souhaitait. Thea enfourcha donc son vélo, et s'élança à nouveau.

« Thea ? Thea ouvre les yeux »
Je reconnus la voix de Caleb, qui tentait de me sortir de l'état d'inconscience dans lequel je m'étais plongée. J'ouvris les yeux difficilement pour voir mon mari, assis à côté de moi, qui me dévisageait d'un air inquiet.
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MessageSujet: Re: "When I first met you"   Lun 23 Nov - 21:31


When I first met you
Théodora & Ora
Impuissante à cause de cette loi qui proscrivait de toucher quiconque ne faisant pas parti de sa famille, Ora restait plantée là à parler à la jeune femme. Qu’aurait-elle pu faire d’autre ? Transgresser cette règle était impensable, elle ne le ferait jamais. Elle devait cependant avouer qu’elle n’avait jamais très bien compris pourquoi il n’y avait pas une petite note après celle-ci « sauf en cas d’urgence ». La jeune fille semblait souffrir le martyre. Enfin, Ora ne pouvait pas vraiment savoir ce que c’était. Vivre une grossesse, elles étaient tout de même peu nombreuses à le ressentir dans la communauté. Elle comprenait pourquoi des mères porteuses avaient été instaurées : elle aurait refusé de souffrir ainsi. De même, elle se demandait tout de même pourquoi des femmes souffraient à leur place. En y réfléchissant bien, elles avaient tout de même été choisies pour cela, formées sans doute tout comme Ora l’avait été pour devenir secrétaire. Sûrement cette douleur était-elle inhabituelle. Cela inquiéta encore plus la jeune femme, il fallait qu’elle fasse vite, qui sait c’était peut-être encore plus grave qu’elle ne l’imaginait.

La femme s’assit, réussit à reprendre son souffle et murmura de premiers mots qu’elle ne saisit pas bien puis « Caleb ». Il ne fallut pas lui redire à deux fois pour qu’Ora court dans tout le hall et atteigne les vestiaires en une vitesse éclaire. Cherchant des yeux à travers les quelques personnes qu’il restait dans la pièce, elle ne vit d’abord pas celui qu’elle cherchait puis, refermant une porte derrière lui, elle vit la frimousse de Caleb qui réajustait son manteau, prêt à partir. Il  semblait la regarder avec étonnement, Ora peinait à reprendre son souffle, elle n’était pas habituée du tout à un tel sprint. Elle tenta de dire quelques mots mais ce qu’elle disait était incompréhensible. Après plusieurs vaines tentatives, elle s’exprima enfin « Caleb. Une jeune femme te demande, elle n’a pas l’air bien du tout. » Il fronça légèrement les sourcils, ne comprenant d’abord pas. « C’est une mère porteuse, peut-être que ça te rappelle quelque chose ? » Ces mots firent l’effet d’une bombe sur son collègue qui détala tout comme Ora l’avait fait précédemment. Dans son empressement, il manqua à plusieurs fois de trébucher sur des objets divers déposés ça et là sur son chemin. Derrière lui, Ora suivait à plus faible cadence, sous les yeux ébahis de toutes les autres personnes restées dans le vestiaire, elle avait abandonné la course pour une marche rapide. Lorsqu’elle arriva, elle vit Caleb une main sur le front de la jeune femme. Celle-ci semblait avoir perdu connaissance. Elle était avachie sur la chaise. Tout de suite, Ora en oublia le souci de la jeune femme et se tournant vers l’homme, elle vit rouge « Caleb, mais que fais-tu ? Tu sais bien que c’est interdit. ». Il ne semblait guère se préoccuper des usages et, ne lançant qu’un misérable regard noir dans la direction de sa collègue, il remit toute son attention sur la souffrante. Il continuait à caresser ses joues et lui murmura de se réveiller. Ora bouillait mais n’osait plus rien dire. Elle savait qu’il fallait l’aider mais cela ne signifiait pas briser les règles, il aurait pu appeler les secours ou juste murmurer à son oreille. Ora était toujours outrée lorsque la femme ouvrit péniblement les paupières. Se mettant alors à genou devant elle, elle ne prit même pas la peine de regarder Caleb. « Vous vous sentez mieux ? Je vais appeler quelqu’un, quelqu’un de compétent. » Cette fois-ci, c’est elle qui lui lança un regard noir. Elle se dirigea vers la porte de sortie où se trouvait un téléphone.


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MessageSujet: "Je vais mieux."   Jeu 26 Nov - 18:39

Caleb me caressait la joue, alors que je reprenais progressivement conscience. J'étais toujours à la salle des registres, sur la même chaise. Je réalisais alors petit à petit ce qu'il venait de se passer, je venais de m'évanouir à cause de la douleur que j'avais ressentie. Je posais immédiatement la main sur mon ventre, ne ressentant plus la moindre douleur.

La jeune femme qui était sûrement allée chercher Caleb s'agenouilla alors devant moi et me demanda « Vous vous sentez mieux ? Je vais appeler quelqu'un, quelqu'un de compétent. » Je pensais alors que ma fille était morte, raison pour laquelle je ne sentirais plus rien. Comme pour me rassurer, cette dernière me donna soudainement un coup de pied, me faisant alors émettre un cri. Caleb sursauta et je vis qu'il allait dire à sa collègue, qui était déjà partie, d'appeler un médecin, mais j'intervins « Non non c'est bon, je vais mieux. Merci. ». Je caressais mon ventre, soulagée que ce ne fut qu'une fausse alerte. « Tu devrais tout de même consulter un médecin. », rajouta Caleb en fronçant les sourcils. Pour toute réponse je me levais de ma chaise.

En me levant j'eus tout de même un léger vertige, mais je n'en laissais rien paraître. Je n'avais aucune idée de ce qu'il venait de se passer, et même si je faisais comme si cela ne m'inquiétait pas, j'étais morte de peur. Peut être que mon bébé n'allait pas bien. Mais je ne voulais pas le savoir, j'avais trop peur de découvrir une mauvaise nouvelle.

« Thea ... » prononça Caleb, voulant insister. Il avait sûrement du lire le doute sur mon visage, mais je me ressaisis et répondis « Non Caleb, ça va. »
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MessageSujet: Re: "When I first met you"   Dim 6 Déc - 16:40


When I first met you
Théodora & Ora
Elle empoigna le combiné, se retourna, vit que la jeune femme se levait et semblait aller mieux. Elle ne cessait de répéter à Caleb qu’elle allait bien. Alors Ora entreprit de remettre le téléphone à sa place et fit demi-tour pour revenir au côté des jeunes gens. Au moins, elle pourrait surveiller Caleb de plus près, elle ne tenait pas à ce qu’il recommence son écart de conduite. Elle se demandait même si elle devait prévenir quelqu’un de ce qu’il avait fait. Avec tout ce qu’il se passait à Alavus en ce moment, la moindre entorse aux règles devait être puni, c’est ce qu’elle s’était dit. Mais les circonstances étaient particulières, Caleb n’avait sûrement voulu qu’aider. Ora se planta alors entre son collègue et la demoiselle. « Caleb, tu as sûrement des affaires à aller chercher ». Il soupira, sûrement en avait-il marre qu’Ora veuille contrôler toute cette situation, pourtant il l’écouta et sortit de la pièce. Elle se tourna alors vers la souffrante et la regarda droit dans les yeux. « Vous êtes sûre que ça va ? Vous ne voulez vraiment pas que j’appelle un médecin ? » Ora était inquiète. Elle n’avait jamais été confrontée à une mère porteuse en pleine difficulté de grossesse, elle ignorait ce que cela signifiait. Etait-ce mauvais signe ? Elle s’en voudrait si cette fille perdait son enfant à cause d’elle. Elle repensa au souvenir qu’elle avait eu quelques années plus tôt, la jeune enfant enfermée dans cette cave. Après tout, si la société devait redevenir ainsi, peut-être qu’il était mieux pour cet enfant qu’il ne voit jamais le jour.

Elle croisa ses bras, puis les remit le long de son corps. Elle caressa ses mains, les tritura. Elle ne savait que faire vis à vis de Caleb. Elle pensa alors que cela ne la concernait pas et que c’était à eux de régler ça, que le mieux était de dire la vérité à la jeune femme. « Ecoutez, tout à l’heure il y a eu… » Elle mit un temps avant de tout raconter, et puis elle lui dit. Elle expliqua que Caleb était arrivé et que, sans réfléchir, il avait posé une main sur son front. Elle la regarda et se justifia en appuyant sur le fait qu’elle l’avait vu trop tard, qu’elle n’avait pas pu l’en empêcher, qu’elle était navrée. Et puis elle pensa, s’il a osé porter ce geste envers elle, c’était peut-être qu’ils se connaissaient bien ? « Mais au fait, Caleb, comment le connaissez-vous ? » Il ne manquerait plus que ce soit son mari et Ora aurait la honte de sa vie. « Oh, et je ne me suis pas présentée, je suis Ora. Enchantée. »



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MessageSujet: "Je suis Théodora"   Sam 12 Déc - 23:24

Je ne compris pas pourquoi la collègue de Caleb était si agressive avec lui, elle semblait choquée du fait qu'il m'ait touchée. Mon mari suivit cependant son conseil lorsqu'elle lui suggéra d'aller chercher ses affaires. Je le regardais sortir de la pièce, sans intervenir. « Vous êtes sûre que ça va ? Vous ne voulez vraiment pas que j'appelle un médecin ? ». Je déclinais son offre en secouant la tête. J'allais m'apprêter à remercier la jeune femme puis m'éclipser lorsque je vis qu'elle semblait hésiter à m'avouer quelque chose.

J'allais lui demander ce qui la tracassait lorsqu'elle déclara « Écoutez, tout à l'heure il y a eu … ». La jeune femme se tut alors, semblant hésitante. « Oui ? » la poussais-je à continuer. Elle me raconta alors ce qui la gênait, le fait que Caleb m'ait touchée alors que nous n'étions pas de la même cellule familiale. Elle rajouta ensuite à la fin « Mais au fait, Caleb, comment le connaissez-vous ? ». Je fronçais les sourcils, j'étais pourtant sûre de l'avoir dit lorsque je lui avait demandé d'appeler mon mari. Continuant dans sa lancée elle enchaîna « Oh, et je ne me suis pas présentée, je suis Ora. Enchantée. ».

Lorsque je vis qu'elle avait fini dans son débit de parole je lui dis enfin « Je suis Théodora, mais tout le monde m'appelle Thea. Et pour revenir à ce qui vous gêne avec Caleb et moi, je vous rassure tout de suite. Caleb est mon mari. ». J'espérais que cette révélation n'allait pas trop la gêner, et je lui souris donc. Je caressais mon ventre, dans l'espoir de sentir un nouveau coup de pied. J'avais beau être déjà rassurée d'en avoir senti un, je ne pouvais m'empêcher de penser à un problème. La solution la plus raisonnable serait sûrement de me rendre au centre nourricier, mais je préférais m'abstenir, de peur d'apprendre une mauvaise nouvelle. « Merci beaucoup pour avoir prévenu Caleb et m'avoir aidé. Je pense que j'ai du exagérer cette douleur à cause de l'appréhension que je ressens depuis le début de cette grossesse. »
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MessageSujet: Re: "When I first met you"   Lun 21 Déc - 15:34


When I first met you
Théodora & Ora
La honte. Voilà tout ce à quoi elle pensait actuellement. Et dire qu’elle avait failli faire une scène à Caleb, prévenir des supérieurs… Elle aurait causé des problèmes à son collègue alors qu’il était finalement tout à fait dans les règles. Cette fille était donc sa femme, voilà pourquoi cette dernière avait demandé à l’appeler lorsqu’elle ne se sentait pas bien et il était même sûrement la raison de sa visite à la Salle des Registres. Quelle idiote elle faisait. Elle était confuse, et ne savait plus vraiment que répondre à la demoiselle. Celle-ci se présenta comme Théodora, après avoir fouillé dans sa mémoire, il était vrai que ce nom lui disait quelque chose, sûrement parce que Caleb avait déjà lui en parler. Cependant, il avait oublié de mentionner qu’elle était une mère porteuse, sinon Ora aurait tout de suite fait le rapprochement. C’était étrange qu’il ne lui en ait pas parlé d’ailleurs, depuis le temps qu’ils travaillaient ensemble.

Théodora déclina encore la demande d’Ora, elle ne semblait pas vouloir aller au centre de soin. Pourtant, cela aurait rassuré la secrétaire qui n’était pas d’avis de la laisser repartir comme ça. C’était autant parce qu’elle s’inquiétait pour la jeune femme, que parce qu’elle ne voulait pas se sentir coupable qu’il lui arrive encore une mésaventure. « Je ne veux pas paraître insistante mais il serait peut-être mieux que vous voyiez quelqu’un, vous ne croyez pas ? » Et réalisant qu’elle devenait trop directive envers Théa, elle modéra ses propos. « Enfin, peut-être pas aujourd’hui mais dans les jours qui viennent » Elle se recula alors pour permettre à la jeune fille de pouvoir se déplacer si elle en avait envie, elle se tenait avant juste devant elle l’empêchant de faire le moindre déplacement. Par dessus son épaule, Ora aperçut alors tous ses dossiers qui étaient étalés par terre et qu’elle avait fait tomber un peu plus tôt. Elle se précipita, s’agenouilla et ramassa le tout qu’elle cala une nouvelle fois sous son bras. De toute façon, cela attendrait le lendemain, le Comité des Sages allait sûrement bientôt fermer. Elle releva la tête pour s’assurer que la souffrante allait mieux, elle tenait sur ses deux jambes, c’était déjà un bon début. Elle posa une main sur la poignée de la porte, de laquelle elle était tout près, puis se ravisa. La jeune femme ne semblait plus avoir besoin de son aide, aussi maigre son aide avait-elle été. Pourtant, Ora préférait attendre que Caleb revienne afin d’être sûre qu’elle soit accompagnée. C’est à ce moment qu’elle vit son collègue les rejoindre dans le hall. Esquissant un sourire envers les deux jeunes gens, elle s’apprêta alors à partir. « Bon et bien, si vous n’avez plus besoin de moi, je ferai mieux de filer. » Elle se retourna pourtant une dernière fois vers Caleb, d’une mou un peu gênée. « Et Caleb, je suis navrée pour toute à l’heure, j’ai jugé un peu trop rapidement… » C’était le moins qu’on puisse dire, elle espérait que ce dernier ne lui en tienne pas trop rigueur. Elle avait conscience qu’elle s’était peut-être mêlée de ce qui ne la regardait pas en posant toutes ces questions et en se comportant de la sorte, à tort, envers lui.


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